Prévention des TMS : une mission essentielle pour l’employeur
La majorité des maladies professionnelles ont pour origine les troubles musculosquelettiques ou TMS. C’est l’une des raisons pour laquelle la loi impose aux employeurs de prendre toutes les mesures adaptées pour garantir des conditions et une qualité de vie au travail optimales à leurs salariés. Les stratégies QVCT mises en œuvre au sein de l’entreprise doivent ainsi inclure la gestion et la prévention des TMS.
Les facteurs de risques de TMS
Les gestes et postures au travail constituent les premiers facteurs qui favorisent l’apparition des troubles musculosquelettiques. Certains secteurs et métiers peuvent être plus dangereux que d’autres, notamment à cause des positions et des mouvements que doivent effectuer les salariés dans le cadre de l’exécution de leurs tâches.
Parmi les plus à risque figurent : les activités de manutention et dans le domaine médico-social, le télétravail et les travaux de bureau, le transport routier, etc.
Toutes les opérations répétitives, qui exigent la prise de postures complexes et contraignantes, ou qui imposent une immobilité prolongée, exposent les salariés aux TMS. La liste peut être complétée avec un environnement professionnel inadapté et mal équipé.
La responsabilité de l’employeur
La législation et le Code du travail imposent aux entreprises de mettre en place une stratégie QVCT adaptée à la nature de leurs activités et aux exigences des tâches quotidiennes des employés.
De manière générale, elles doivent disposer de politiques de prévention appropriées. Les conséquences des TMS sur les salariés et l’entreprise sont en effet loin d’être négligeables (absentéisme, baisse de productivité et de performance, démotivation, etc.).
Pour prévenir les TMS, plusieurs pistes peuvent être explorées, telles que l’aménagement des environnements et des postes de travail (ergonomie, confort, luminosité, équipements, etc.), la réorganisation des tâches visant à réduire la pénibilité (diminution de la cadence, meilleure répartition, etc.) ou encore l’instauration de lieu de repos en interne.
Les démarches de prévention des TMS doivent être conçues en fonction des spécificités et des aspects techniques des activités de l’entreprise.
Une politique d’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail s’articule autour de trois niveaux :
- primaire : identifier les facteurs de risques et optimiser les postes et les environnements de travail aux besoins et aux contraintes des tâches ;
- secondaire : former les salariés aux gestes ergonomiques et aux bons réflexes pendant l’exécution des opérations ;
- tertiaire : planifier la prise en charge des collaborateurs atteints de TMS. Inclure l’assistance de la médecine et du secouriste du travail dans la démarche.